Centre Djeliya

Histoire

Le centre social et culturel Djeliya est issu d’une histoire longue et riche.
En 1995, le comédien Sotigui Kouyaté lègue une cour familiale située à Diarradougou, et appartenant à la famille Kouyaté depuis des générations, à ses trois fils : Dani (réalisateur et metteur en scène), Hassane (comédien et conteur) et Mahamoudou Papa (scènographe et architecte). Ensemble, ils décident de faire de cette cour un Centre Social et Culturel ; la cour appartiendra désormais non pas à une famille, mais à tous sans distinction. Ce sera le tout premier centre de ce genre dans la ville de Bobo-Dioulasso. L’association Djeliya, de droit burkinabé, est fondée pour gérer ce centre ; elle reçoit un bail d’occupation de la cour pour 99 ans.

En 1995 et 2000, les locaux sont construits par des jeunes bénévoles du quartier sous la direction de Papa Kouyaté en tant qu’architecte. Entre 1997 et 2002, la seule activité de Centre est d’accueillir chaque année le Festival International de Contes « Yeleen », fondé par Hassane Kouyaté. Le premier objectif de ce travail était ainsi de financer la construction de Djeliya.

En 2002 enfin, une équipe de permanents est mise en place afin de développer l’action tout au long de l’année. Trois salariés s’occupent de la direction, de l’administration et de la logistique de centre. Des intervenants animent les ateliers. Cette équipe de permanents met en place une politique déterminant l’action du centre. Celle-ci présente un projet culturel pérenne lié à une action sociale dans le quartier de Diarradougou.

Cinq associations d’artistes et de comédiens européens s’associent pour soutenir le projet. Elles fusionnent pour créer Djeliya International, le premier partenaire du centre. Cette association française tente de rassembler des fonds afin d’assurer les salaires des permanents. Mais elle rencontre aujourd’hui d’énormes difficultés qui obligent le centre à rechercher d’autres appuis.

Djeliya a ainsi fonctionné en autofinancement pendant quatre ans, sans subvention pour assurer son budget de fonctionnement.

C’est en 2006 qu’une première subvention est accordée par la Mairie de Bobo, représentant 10% du budget annuel, 90% du budget restent donc à la charge du centre, qui recherche activement de nouveaux partenaires pour appuyer son action.

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