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La teinture a kAfULi

3 Avr , 2015  

Décorer avec le cire et les tampons avec les motifs africains, attacher avec les fils pour aboutir un effet du marbre, préparer tout pour le trempage dans les couleurs incroyables. Vous n’allez pas croire à vos yeux. Quelles modèles sortent de la marmite !

Atelier de teinture au sein de l´association Kafuli avec Adiarra Traoré

Dimanche 12-04-2015 – atelier por les participants de formation ANBEI et les invités des partenaires


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voici en détail les étapes de la journée au sein de l´association Kafuli avec Adiarra Traoré…

Choix de technique – Pour teindre les tissus il faut choisir parmi plusieurs de techniques: motif par les tampons en cire, les taches par les noeuds, le pliage, le marbre dit “salade”.

Trempage en couleur de la base – Le bassin de la première couleur est prêt pour plonger les tissus. Le liquide est froid. Cette étape peut être sautée si la couleur blanche convient ou si le tissu porte déjà une couleur désirée.

Séchage – On étale les tissus et on avance à réfléchir de la composition des motifs.

Tampons / nœuds – pliage / salade – Pour la technique des tampons – on fonde les bougies dans un pot ou on va tremper les tampons. On empreint les tampons avec prudence pour éviter les gouttes non-désirées. Le tissu doit être bien étalé et s`il y a deux couches, il faut les séparer par une matière imperméable.

Pour la technique du pliage – il faut bien serrer tous les nœuds pour empêcher la teinture de rentrer. On peut s`aider par les cailloux ou les coquilles des noix pour s`assurer que tous les nœuds vont avoir la même taille et forme.

Pour la salade : il faut froncer le tissu et l`arroser avec la teinture choisie.

Trempage en couleur – Si tout est prêt, on peut aborder la teinture finale. On utilise la teinture chimique qui s`applique en froid. En mélangeant le bassin on voit les changes dramatiques immédiats, en enlevant le tissu on voit les nuances progressant. La teinture est fixée par la soude caustique et le fixateur.

Débouillissage – Dernier trempage dans l`eau chaude pour enlever la cire. Les bougies chinoises produisent la mousse comme un savon. La cire ne peut pas être récupérée sur la surface de l`eau quand elle se refroidit.

Séchage – On met nos résultats au soleil et on commence à réchauffer de l`eau pour la dernière étape.


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Adiarra ne reste pas de minute assise. Ça pouvait venir des péripéties de sa vie un peu nomade… Elle est née au Ghana aux parents burkinabés. Sa famille a quitté le Ghana quand petite Adiarra avait 5 ans. Ils se sont installés à Bobo, en cette époque-là avec 2 sœurs.

Adiarra est allée à l` école franco arabe mais fautes de moyen a dû arrêter au CM2. Puis pour son travail du père, sont partis en Côte d`Ivoire.

Apres le décès de son père, en 1994 elle est revenue à Bobo avec sa fille de 1 an – mais elle n’oublie jamais le pays où elle a grandi, la Cote d`Ivoire… Une fois de retour au Burkina, elle a cessé la coiffure, son métier ivoirien, et a commencé à travailler dans une auberge.

Et finalement c`est comment elle a rencontré Eva, une Slovène qui lui a proposé un stage de bogolan de 1 mois en 2000 à Bobo. Elle s`est lancé au travail avec le bogolan et a envoyé ses œuvres en Slovénie. Puis en 2001 elle a effectué une nouvelle formation, en teinture cette fois. Puis de nombreuses nouvelles formations : kochy, la cire avec le tampon, techniques du batik… En 2005 avec Awa, une autre tisseuse de kafuli, elle suivait sa 1ere formation de tissage, puis la 2eme formation de débouillissage et teinture chimique, après elles ont été rejointes par le 2eme groupe de femmes pour la teinture naturelle et le coton bio. Parmi les 20 femmes de kafuli, 5 ont été retenues en 2010 pour apprendre le grand métier.

En 2011, elle a eu la chance de voyager en Slovénie pour proposer des stages de bogolans et batiks dans les boutiques de commerce équitables à l’aide de ses précieuses traductrices.

Elle était présente à l’origine de la création de Kafuli avec son ami Eva,… elles ont rencontré monsieur Ganou, le président actuel de l´association Kafuli. Depuis ce temps l`association considère le travail avec les artisans et le développement de la communauté. Adiarra représente un membre très actif parmi les femmes tisseuses.

www.kafuli.org

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